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Réponse dans le forum : Re : IRATA ou CQP

Il faut contacter directement le SFETH pour l'analyse préalable de risques, mais effectivement ce n’est pas pour rien que le référentiel de la QUALIBAT 1452 a été rédigé. Je rappelle une nouvelle fois que l’IRATA est une organisation privée anglo-saxonne et outre le fait que leurs certifications n’ont pas de reconnaissance juridique, elles sont valables lorsque l’entreprise s’engage à respecter une organisation de travail particulière IRATA. C’est à dire la supervisassions de chaque chantier par une personne de niveau 3 IRATA qui n’a d’autre rôle que la gestion de la sécurité du chantier. Cette organisation volontaire de travail n’est effectivement pas recevable en Droit français, car la sécurité incombe au chef d’entreprise ou à une personne ayant reçu une délégation de pouvoir en matière de sécurité et cela ne peut être qu’un Cadre de l’entreprise. C’est pourquoi les certifications françaises valident des compétences à la personne. Le bagage technique est clairement identifié et les cordistes sont à même d’intervenir en intégrant dans leurs pratiques l’analyse préalable des risques de l’entreprise. Concernant les GRIMP IMP3, même si les pratiques et la règlementation applicables au secours n’a rien à voir avec celle du travail, il y a des rapprochements techniques possibles et le temps de formation peut être réduit dans un centre de formation agréé par le DPMC. L’accès direct aux certifications est également possible sous conditions. Pour les certifications il faut se rapprocher du DPMC http://www.dpmc.eu Cordialement Marc G
GRAM

Réponse dans le forum : Re : la mafia du CQP lié au syndicat des entreprises

Réponse à Charles, « Ce n’est pas l’homme qui doit s’adapter au travail, mais le travail à l’homme » petite phrase sibylline lourde de conséquences et pour la comprendre il ne faut pas aborder la problématique avec le petit bout de la lorgnette. Pour le recyclage, beaucoup d’anciens se sont cassés les dents plus d’une fois et encore récemment, pour faire reconnaitre aux syndicats ouvriers le fait qu’il soit possible de perdre au cours de sa carrière sa certification qui valide une capacité un tenir un emploi (car enregistrée dans les conventions collectives de branche). Malheureusement notre système manque parfois de pragmatisme, mais les enjeux dans les rapports de force syndicaux dépassent nos petites problématiques quand le risque est d’ouvrir une brèche dans cet équilibre précaire. Ce qui est pour nous une évidence, n’est pas le point de vue de ces institutions qui sont influentes et comme pour le sport il faudra une directive européenne pour l’imposer. Par ailleurs, contrairement au SST, qui n’est pas une certification, nous n’avons pas l’INRS et le ministère du Travail comme partenaires, ça se saurait… Pour l’instant, il revient donc aux entreprises (de travaux et d’intérim) de s’assurer du maintien réglementaire des compétences de ses cordistes et ce n’est qu’en cas d’accident que cela fera mal si cela n’a pas été fait. Pour la parade institutionnelle, je ne manquerais pas d’informer prioritairement les personnes et les organisations qui militent de concert pour la reconnaissance de notre métier, mais je réserverai ma réponse sur les forums qu’une fois le travail fini. Il faut juste savoir que cela fait partie de nos engagements auprès de nos partenaires de l’European Committee for Rope Access (ECRA). Le dernier recensement d’un cabinet indépendant fait état en 2010 ou 2011 de 376 entreprises dans le BTP dont l’activité principale est les travaux sur cordes (dont 65 entreprises individuelles ou artisans). Pour infos, il n’existe pas de norme volontaire d’organisation de travail CQP pour les entreprises, les CQP sont des certifications à la personne et la seule qui existe en France est la QUALIBAT 1452 - Travaux d'accès difficile à la corde à l’attention des entreprises du bâtiment. Concernant l’IRATA : Personne ne remet en question l’efficacité du système privée IRATA dans sa globalité. Quand je dis qu’il est inadapté dans le paysage français et dangereux pour l’avenir des travaux sur cordes en France et ailleurs, c’est que les fondements du droit du travail anglo-saxon ne sont pas le même que dansla plupart des autres pays hors Commonwealth. Cela change fondamentalement le paysage juridique et permet aux anglo-saxons d’imposer chez eux une norme volontaire comme standard de travail. En France les partenaires sociaux s’opposent à toutes normes volontaires sur le sujet, car pour eux cela doit s’appuyer sur la loi et le Code du Travail. En Europe il n’y aura donc jamais de norme volontaire référencée, car l’AFNOR met son véto et seule une directive européenne spécifique permettrait d'imposer à tous les pays une organisation du travail spécifique pour notre métier... Ce qui est dangereux avec le système IRATA, c’est qu’il permet aux organismes de formation de former des personnes qui vont travailler avec un très faible niveau de compétence en dehors du cadre sécurisé. Cela est dangereux pour l’avenir des travaux sur cordes en France et dans bien d’autres pays. J’ai demandé il y a 2 ou 3ans à l’IRATA de n’autoriser pour la France la délivrance des certifications IRATA qu’aux personnes déjà titulaires d’une certification française et ce fut une fin de non-recevoir du haut de leur suffisance au lieu d'être une force de persuasion pouvant aider la profession. Aujourd’hui, avec d’autres partenaires européens nous l’exigeons et nous demandons aux organismes de formation agréés de respecter cette condition s’ils veulent faire leurs business avec l’IRATA. Par ailleurs, pour l’inspection du travail la supervision de la sécurité d’un chantier est envisageable seulement par un cadre de l’entreprise ayant reçu une délégation de pouvoir. Voilà pourquoi, malgré le confort que cela apporterait ce ne sera jamais possible chez nous, sauf si une règlementation contraignante venait à voir le jour. Pour conclure (même si je m’essouffle parfois avec l’âge à force de prêcher dans le vide) s’inscrire dans une démarche de certification française, c’est aussi œuvrer à la reconnaissance de nos compétences et de notre métier pour simplement revendiquer le droit de travailler sur corde en France. Cordialement Marc G.
GRAM

Réponse dans le forum : Re : la mafia du CQP lié au syndicat des entreprises

Bonjour à tous, Au regard de l’expérience professionnelle, chaque cordiste en exercice sans être titulaire d’une certification peut avoir accès directement au CQP2 ou CATC. Pour les modalités d’inscriptions au CQP contacter le DPMC (www.dpmc.eu) et pour le CATC le GRETA VIVA5. Pour le financement, la France a mis en place un dispositif pour financer la formation continue. Chaque salarié (intérimaire ou non) cotise pour chaque heure travaillée et peut demander à son employeur de lui financer une formation (pour les indépendants voir avec leurs OPCA). Une certification est généralement financée après quelques jours de formation et c’est d’autant plus facile lorsqu’il s’agit d’une certification reconnue par les institutions françaises. Par contre il serait dommage de ne pas suivre une formation financée sur plusieurs semaines, car outre le fait d'apprendre de nouvelles techniques, c'est aussi un moment d'échange et de recul sur son métier. De plus, tout le monde peut bénéficier d’un DIF. « Le droit individuel à la formation (DIF) a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d’heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures. L’initiative d’utiliser les droits à formation ainsi acquis appartient au salarié, mais la mise en œuvre du DIF requiert l’accord de l’employeur sur le choix de l’action de formation. La formation a lieu hors du temps de travail sauf disposition conventionnelle contraire ; elle est prise en charge par l’employeur selon des modalités particulières. Le DIF étant un droit reconnu au salarié, celui-ci est libre ou non de l’utiliser. S’il décide de ne pas l’utiliser, il ne peut pas demander de compensation financière à son employeur au titre des heures acquises et non utilisées. » S’inscrire dans une démarche de certification, c’est aussi pour œuvrer à la reconnaissance de nos compétences et de notre métier, car nous avons beaucoup de détracteurs qui estiment que les travaux sur cordes sont interdits. Bonne continuation Marc GRATALON
GRAM

Réponse dans le forum : Re : la mafia du CQP lié au syndicat des entreprises

Bonjour à tous, Je ne comprends pas l’allusion sur le monopole et au rappel à la loi Royer de Monsieur Frayon de l’organisme de formation IRATA ABSOLUTIO. En France, une trentaine d’organismes de formation présentent chaque année des stagiaires aux 3 CQP cordiste et pour des questions d’éthique et de libre concurrence : tous les référentiels sont téléchargeables sur le site www.dpmc.eu ; s’ils le souhaitent les formateurs, cordistes, chefs d’entreprise, préventeurs, etc. peuvent venir en observateur sur une session d’examen pour voir ce qui est demandé et se faire une idée de la qualité du système d’évaluation (il faut juste s’inscrire) ; l’examen est accessible en candidat libre ; les travaux des groupes de travail de la commission technique sont publics ; etc. ; De plus, début 2014, une quinzaine d’organismes de formation seront agréés par le DPMC d’après un référentiel type management de la qualité basé sur le principe de l’amélioration continue (téléchargeable sur le site). Cet agrément a été mis en place pour garantir la qualité de la formation et s’assurer que toutes les exigences de la certification ont bien été abordées dans le cursus de formation. Cela permet également de démonter aux préventeurs et à nos détracteurs que la filière cordiste française maitrise les contenus techniques des formations. Les organismes de formation sont audités par un cabinet indépendant qui s’assure : de la pérennité de la formation et de la structure administrative ; des compétences des formateurs ; de la qualité des infrastructures et du matériel ; des moyens mis en œuvre pour suivre chaque stagiaire et mesurer l’avancement de son apprentissage ; etc. ; Pour conclure sur ce chapitre ; contrairement au système IRATA, cet agrément n’a pas pour objectif d’imposer une formation ayant un lien de subordination avec l’institution de tutelle. Par ailleurs et contrairement aux idées reçues, les certifications IRATA ne sont pas des certifications internationales, car elles n’ont aucune valeur juridique dans les pays. Elles appartiennent à une organisation privée anglo-saxonne qui refuse de reconnaitre les certifications nationales et donc en Europe de respecter l’article 3 de la Communauté Européenne sur le principe de "l'abolition, entre les états membres, des obstacles à la libre circulation des personnes". En France les certifications CQP ont une reconnaissance juridique et si elles appartiennent à la Commission Paritaire pour l’Emploi (CPNE) ce sont les organisations professionnelles institutionnelles et paritaires qui sont chargées de définir les contenus et en charge les modalités d’examens (c’est sensiblement la même chose pour le CATC qui lui est enregistré au RNCP). Pour infos, l’IRATA prône une norme d’organisation du travail sur cordes que seules 200 entreprises dans le monde se sont engagées à respecter (alors qu’en France il y en a déjà plus de 350). Sur le terrain, le système IRATA tient par le respect d’une organisation du travail où les équipements et la sécurité de l’intervention sont supervisés en permanence par une personne IRATA 3. Il faut savoir qu’en Europe l’organisation du travail ne peut légalement pas être soumis à une norme volontaire comme le voudrait l’IRATA, mais doit être légiféré. Ce système étant inadapté à la réalité de notre métier c’est justement les organisations professionnelles des pays qui vont de l’avant (y compris la Suisse avec la SUVA) qui s’organisent pour faire reconnaitre que le simple droit de travailler sur cordes est légitime et un métier qui nécessite un haut niveau de compétences pour être sûr. IL faut bien être conscient que les niveaux 1 et 2 IRATA ne garantissent pas un niveau de compétences suffisant pour assurer l’autonomie sur cordes de tous les intervenants. Avec le bagage technique d’un CQP1 acquis en 4 ou 5 semaines intensives, c’est facile d’avoir un IRATA 1&2(voire un niveau3 dans certains pays où les règles sont convertibles ….) et que l’inverse est beaucoup moins probant. C’est bien pour toutes ces raisons et pour la sureté des travaux sur cordes en France que nous avons demandé à l’IRATA (sans obtenir de réponse), qu’il fallait au préalable de leurs certifications un CQP ou CATC mieux adaptés à la réalité de nos chantiers. De même une simple règle de 3 démontre que le cout horaire des formations et certifications IRATA sont de deux à trois fois le cout d’une formation CQP ou CATC sans avoir à la clef le même niveau technique. Concernant le recyclage, effectivement en France, ce n’est pas l’homme qui doit s’adapter au travail, mais le travail à l’homme et pour les partenaires sociaux (particulièrement les syndicats ouvriers), il n’est pas concevable d’être rétrogradé dans la grille des conventions collectives de branches ou de perdre son travail à la suite de l’invalidité de son diplôme. Le maintien des compétences surtout en matière de sécurité est cependant une obligation pour l’employeur. C’est bien une des priorités pour le DPMC, mais une parade a été trouvée et nous pensons pouvoir régler ce problème dans les 2 ans. Je reste bien entendu à la disposition de tous (y compris l’IRATA) pour vous apporter de plus amples explications. Cordialement
GRAM

Réponse dans le forum : Re : la mafia du CQP lié au syndicat des entreprises

Premièrement, les CQP Cordiste furent créés par les partenaires sociaux de la filière cordiste française, c'est-à-dire le syndicat ouvrier SCAPHCO et le syndicat patronal de l’époque SNETAC, ce fut d’ailleurs le 1er CQP de la branche BTP. Donc, plutôt que de répandre sur les forums des propos pernicieux qui nuisent à l’image de notre profession et à ceux qui ont généreusement mouillé la chemise pour la collectivité, il vaudrait mieux assumer ses responsabilités et œuvrer de concert à la reconnaissance de notre métier, car nous en avons besoin. De plus, si les cordistes n’ont pas été en mesure de reprendre le SCAPHCO après le décès de Jean Marie Dubois, il ne faudrait pas oublier que ce n’est pas la faute du syndicat patronal SFETH bien au contraire. D’autre part, à l’instar des CACES les certifications nationales cordistes CQP ou CATC ne sont effectivement pas obligatoire, mais c’est le seul moyen à la disposition des employeurs pour justifier officiellement de la compétence du personnel cordiste. Je vous rappelle que la retranscription de la directive européenne en droit français accentue le fait que les travaux sur cordes sont interdits sauf quand on ne peut pas faire autrement. Pour infos, c’est paradoxalement aux entreprises spécialisées de prouver aux donneurs d’ordres et préventeurs avant de faire travailler ses cordistes qu’une intervention sur échafaudage ou nacelle n’est pas possible ou plus risquée qu’avec des cordes… CQP pompe à fric…, la structure DPMC créée par les partenaires sociaux en 2002 pour entre autres gérer les certifications cordistes est le seul bénéficiaire des couts de certification pour rémunérer les membres du jury professionnel et assurer son fonctionnement de façon autonome afin de garantir son indépendance. C’est une association loi 1901 à but non lucratif où chacun peut s’investir dans les diverses commissions pour apporter sa pierre à l’édifice et lorsque des marges peuvent être dégagées sur les couts de certification, elles sont entièrement réinvesties dans des projets d’intérêt général pour apporter les preuves tangibles de la fiabilité de nos pratiques, promouvoir notre métier en France ainsi que le haut niveau de nos certifications à l’étranger. Informations pratiques, à l’attention de ceux qui ont suivi la formation des séjours 7ème degré, vous pouvez faire valoir votre expérience professionnelle et cette formation pré-qualifiante pour vous présenter avec ou sans formation préalable à un CQP niveau 2 ou au CATC (contacter le DPMC contact@dpmc.eu / www.dpmc.eu ). Maintenant pour répondre sur le phénix des 7ème degré, c’est très facile de dénoncer sans preuve des malversations à l’encontre d’un franc-tireur qui a très bien géré ses affaires en se prétendant Guide de Haute Montagne. Ce n’est certainement pas le fruit du hasard et pour le plaisir de nuire à cette personne qui a largement dépassé l’âge de la retraite qu’a plusieurs reprises depuis 2009, les organisations professionnelles (DPMC, SFETH, Syndicat National des Guides de Montagne, le Responsable National Spéléologie de Jeunesse & Sports, la Direction Départementale Jeunesse & Sports du Var et l’association des Arboristes Grimpeurs pour les élagueurs), lui ont demandé de choisir entre la formation professionnelle continue en accord avec les exigences des filières professionnelles concernées ou d’exercer contre rémunération des activités proches de l’alpinisme, de l’escalade et de la spéléologie avec des encadrants titulaires des diplômes obligatoires. Par ailleurs, si cette formation pré-qualifiante est reconnue pour l’acquisition d’une culture corde indéniable, le fait de la mettre à un niveau BAC n’engage que celui qui le croit. Après cette mise au point, je rappellerai qu’à force de ne rien faire on recule quand les autres avancent et je suis sincèrement désolé pour ceux qui n’ont pas su prendre le train en marche. Maintenant, j’invite tous les cordistes à s’investir au-delà des prochaines missions d’intérim pour débattre avec les acteurs sincères qui militent pour la défense de notre métier. Cordialement Marc GRATALON
GRAM

Réponse dans le forum : Re : Formation [qu'elle formation suivre]

Bonjour, Je n’ai pas pour habitude d’intervenir dans les forums, mais Bertrand FAYON de l’organisme de formation ABSOLUTIO me l’oblige. En France une certification est reconnue officiellement par l’administration si le titre est enregistré au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) c’est le cas du CATC, ou s'il appartient à la CPNE (Commission Paritaire pour l’Emploi) d’une branche professionnelle comme le dispositif des 3 CQP Cordiste. Les CQP furent créés pour permettre aux salariés justifiants d’une expérience dans un métier d’obtenir un titre référencé dans les conventions collectives des branches professionnelles pour équivaloir à un diplôme de l’éducation nationale comme les CAP, BAC, BTS, etc. Le CQP Cordiste fut le 1er CQP créé par la branche du BTP en 1996, puis remanié en 2002 dans un dispositif de 3 certifications pour anticiper sur l’évolution du droit européen avant la retranscription en droit français de la directive EU sur les travaux en hauteur. Dans ce contexte, les certifications IRATA contrairement aux idées reçues ne sont pas reconnues par les organismes institutionnels et les administrations en France et dans les pays européens. Elles ne peuvent pas se prévaloir d’être des certifications internationales, mais appartiennent à une organisation privée et valable uniquement dans un cadre bien particulier celui des procédures d’accès sur cordes IRATA. Pour faire simple, la sureté des interventions ne repose pas sur les compétences techniques du cordiste, mais est garantie par le respect d’une organisation du travail particulière basée sur le droit du travail anglo-saxon. Ce système n’a pas été reconnu en France, car en dehors du respect du Code du travail français, il est potentiellement dangereux pour les personnes qui travaillent en dehors de ce cadre et de ce fait directement néfaste pour l'image d'une profession et la reconnaissance de la sureté des interventions sur cordes en général. Dans le système IRATA, la sécurité est garantie par la supervision obligatoire des interventions par un IRATA niveau 3, ce qui n’est entre autres pas recevable en droit français. Tout le système repose donc sur les compétences techniques du niveau 3, les niveaux inférieurs ne bénéficient pas d’une autonomie et des compétences élargies pour justifier la sureté de l’intervention (d’où le temps de formation très inférieur à celui des formations qualifiantes françaises). Il ne s’agit donc pas d’un monopole des certifications françaises en France, mais plutôt du lobbying de la part des organismes de formation qui dispensent de l'IRATA sachant pertinemment que les compétences après 1 semaine de formation ne peuvent pas équivaloir à celles acquises en 4 semaines minimum pour un CQP1. Ainsi, les personnes formées d’après les procédures figées de ce système inadapté à la réalité des chantiers, se mettent en danger lorsqu’elles ne travaillent pas dans le schéma prescrit par l’IRATA ce qui est le cas partout en France et majoritairement en dehors de nos frontières. Pour travailler à l’étranger, les certifications nationales CQP et CATC sont valables et reconnues, il faut avant tout parler la langue en usage sur le chantier (généralement l’anglais est accepté par les entreprises anglo-saxonnes, norvégiennes, l’allemand est parfois nécessaires dans l’éolien et l’Espagnol pour l’Amérique du Sud). Pour informations, le DPMC ne dispense pas de formation, mais a pour mission de défendre et promouvoir le métier de cordiste en France et les compétences des cordistes français à l’étranger. Le DPMC est membre fondateur du comité Européen ECRA et travaille pour mettre en place des équivalences entre les différentes certifications nationales officielles, comme l’exige la règlementation européenne. L’Allemagne, l’Espagne, la Norvège, la France sont membres fondateurs et nous espérons bientôt pouvoir accueillir la Suisse, l’Autriche, le Luxembourg, la Roumanie, la Bulgarie et la Pologne (aujourd’hui d’autres pays hors union se rapprochent de l’ECRA). Pour infos, contacté en 2010, l’IRATA n’a pas souhaité se comparer aux autres systèmes de certifications. J’espère avoir répondu à vos questions et je conseille vivement à tous les cordistes de suivre une formation CQP ou CATC dans un organisme de formation agréé, car en plus d’être des certifications reconnues par les institutions nationales, donc à fortiori à l’international, cela leurs apportera de véritables compétences techniques facilement transposables dans le système IRATA ce qui n’est pas le cas dans l’autre sens. Pour répondre plus directement à Julie, le métier de cordiste nécessite effectivement une double compétences. La principale est la maitrise des techniques de cordes sans lesquelles on ne peut pas accéder au poste de travail, qu'il faut associer à des qualifications ou aptitudes pour réaliser un travail en prenant en compte l’analyse des risques liés aux accès sur cordes, ceux de l’environnement de travail et ceux de la tâche à réaliser. Par ailleurs, les travaux en hauteur sont interdits en France pour les mineurs sauf dérogation de l’inspection du travail. Pour plus d'informations, je vous invite à consulter le site internet du DPMC : www.cqpcordiste.fr ou www.dpmc.eu Bonne continuation Marc GRATALON Responsable Technique France
GRAM

Réponse dans le forum : Re : ABSOLUTIO Centre de Formation IRATA en Ardèche

L’IRATA (Industrial Rope Access Trade Association) fondé en 1988 au Royaume-Uni a développé un système de certifications pour garantir la sécurité des personnes et des biens dans les travaux en hauteur sur cordes sur les plateformes pétrolières. Ce système d'accréditation global s'adresse aux entreprises adhérentes, aux organismes de formation et aux Cordistes. Dans cette logique pour tous les chantiers de travaux sur cordes l’entreprise doit sur les critères de l'IRATA : • réaliser son analyse de risques préalable ; • formaliser les procédures d’intervention ; • exécuter les travaux avec des cordistes titulaires des certifications IRATA 1 et 2 ; • exécuter les travaux suivant des techniques imposées ; • superviser la sécurité des interventions par la présence d’un Cordiste expert titulaire de l’IRATA3 ; Pour les Français l’IRATA est un système oligarchique d'accréditation qui certifie unilatéralement des pratiques professionnelles dans un secteur d’activité restreint. Ce système pertinent dans un cadre précis pour un environnement de travail spécifique s’appuie sur la règlementation anglo-saxonne. Il n’est pas applicable tel quel en France et ne pourrait pas être reconnu officiellement, car notre cadre règlementaire, les champs d’intervention de nos entreprises, les pratiques de nos Cordistes, les dispositifs de certification nationale, etc. De plus, les techniques d’intervention décrites dans les référentiels IRATA sont trop restrictives pour permettre aux Cordistes de s’adapter intelligemment face aux aléas de chantier. En effet, dans l’environnement varié du travail sur cordes en France, figer les techniques d’intervention basiques ne garantit pas la sécurité des Cordistes et complexifie les méthodes d’intervention. Cela pourrait également reporter la responsabilité de l’intervention sur le salarié ce qui n’est pas acceptable en droit français (c’est l’un des arguments que nous opposent nos détracteurs). L’attirance de quelques entreprises françaises pour l'IRATA est surtout animée par les intérêts commerciaux de certains organismes de formation. Cela a pour conséquence d’abaisser le niveau de compétence dans la profession et discrédite l’ensemble de la filière Cordiste. C’est un risque réel pour la reconnaissance de la profession par les institutions françaises, mais également au-delà de nos frontières. Cordialement Marc
GRAM

Réponse dans le forum : Re : MANIF!!

Bonjour, Je suis le « Responsable Technique National » des travaux sur cordes au sein du DPMC (association Développement et Promotion des Métiers sur Cordes) qui fut créée pour défendre les intérêts de la profession en général et gérer les certifications des Cordistes. Un syndicat ouvrier des Cordiste existait, mais le SCAPHCO-CFDT (syndicat des salariés Scaphandrier et Cordistes) affilié à la CFDT n’a pas survécu au décès de Jean Marie DUBOIS en 2004. Un syndicat ouvrier serait certainement nécessaire pour la légitimité de notre métier, aussi la profession (y compris les Patrons) serait favorable à la création et/ou la reprise de ce syndicat. Petit rappel historique : En 1995, pour garantir la sécurité des Cordistes sur les chantiers, promouvoir le métier de Cordiste, mais également pour anticiper sur l’évolution du cadre réglementaire, la branche professionnelle, SFETH (Syndicat Français des Entreprises de Travaux en Hauteur - anciennement SNETAC) et le SCAPHCO-CFDT (syndicat des salariés Scaphandrier et Cordistes) ont réalisé une étude pour : - Décrire et analyser le métier de Cordite dans la profession. - Définir le référentiel de compétences lié à l'emploi de Cordiste. - Préconiser les points essentiels à intégrer dans un cahier des charges pour une formation à venir. L'aboutissement de cette démarche est la création du CQP Cordiste en 1996/1997 qui fut le premier CQP créé par la branche du BTP. Le terme de Cordiste fut alors adopté pour désigner le travailleur acrobatique ou l'ouvrier de travaux d'accès difficiles. Cordiste était déjà un métier en pleine expansion dont la sécurité est une composante majeure aussi, le SFETH et le SCAPHCO ont créé en avril 2002, l’association DPMC (Développement et Promotion des Métiers sur Cordes) afin de définir les exigences techniques pour les entreprises et les organismes de formation et de gérer la certification CQP Cordiste indépendamment de la formation. De par mes fonctions, je suis en contact avec des interlocuteurs à la FFB et FNTP en charge des relations avec les partenaires sociaux et les grandes centrales ouvrières. Aussi, pour démontrer que la corde n’est pas seulement un moyen d’accès et que Cordiste est un vrai métier, je suis preneur de tous les contacts et je suis prêt à aider les initiatives qui permettraient aux acteurs de la profession de défendre le métier de Cordiste. Je reste donc à votre disposition pour aborder ce sujet. Vous pouvez donc me contacter par courriel mgratalon@dpmc.eu . À bientôt
GRAM

Réponse dans le forum : Re : Stage [ élève de 3ème recherche ]

Bonjour, Juste un petit rappel règlementaire. Les travaux en hauteur sont interdits pour les mineurs, cependant une entreprise peut demander une dérogation à l'inspection du travail. Il faut s’adresser à la Direction Régionale des Entreprises de la Concurrence de la consommation du travail et de l'emploi (DIRECCTE). Comme nos relations avec cette administration ne sont toujours pas au beau fixe, car elle ne reconnaît toujours pas la légitimité des travaux sur cordes, cela fera l’objet d’une fin de non-recevoir et un contrôle assuré pour l’entreprise. Une entreprise de travaux sur cordes qui accueillerait un stagiaire mineur sans une autorisation préalable prendrait beaucoup de risque. C’est aussi valable pour toutes les formations organisées par les lycées ou autres structures d’accueil. Cordiste est un vrai métier, qui nécessite parfois une double compétence et dans tous les cas de bonnes connaissances générales dans le bâtiment ou le T.P. (Travaux Publics), etc. Une bonne formation initiale en TP, maintenance ou d’un métier du bâtiment sera particulièrement appréciée en plus des compétences cordes. Il faut juste avoir un peu de patience et/ou aborder dans un premier temps la corde par les activités de loisir, Escalade, Spéléologie, Alpinisme. « Patience et longueur de temps, Font plus de force que de rage »… Bonne continuation. MGR
GRAM

Nouveau sujet dans le forum : CORDISTE UN METIER

CORDISTE, UN MÉTIER POLYVALENT Le métier de Cordiste s’est professionnalisé au fil de son histoire. Autrefois, ce métier était traditionnellement réalisé à la « corde à nœuds », puis l’apport des techniques de corde issues de la Spéléologie et de l’Escalade ont contribué à renforcer la sécurité du métier. Aujourd’hui, le matériel et les pratiques ont considérablement évolué pour ne plus avoir qu’un lointain rapport avec la pratique sportive et le champ d’intervention du Cordiste s’est rapidement étendu à tous les secteurs du BTP. Cette diversité d’activités impose aux Cordistes et aux entreprises qui les emploient d’adapter les savoir-faire traditionnels des métiers du BTP aux méthodes d’intervention particulières à la corde, cela nécessite toujours de bonnes aptitudes manuelles et/ou des savoir-faire traditionnels d’un métier parfois nécessaires sur certaines interventions. On parle alors d’une double compétence métier : Cordiste Soudeur, Cordiste Maçon, Cordiste Foreur, etc. Aussi, avoir les aptitudes pour installer un poste de travail ergonomique d’accès difficiles à l’aide de cordes et d’acheminer le matériel et les matériaux pour réaliser un travail dans le cadre d’une analyse de risque préalable de l’entreprise, nécessite des capacités techniques acquises par l’apprentissage et l’expérience. Cordiste est donc un véritable métier, il correspond parfaitement à la définition du métier de G. Le BOTERF (spécialiste international des ressources humaines). À savoir : 1. Un corpus de savoirs et de savoir-faire essentiellement technique. (référentiels techniques) ; 2. Un ensemble de règles morales spécifiques de la communauté d'appartenance (règles de bonnes pratiques du Cordiste, etc.) ; 3. Une identité permettant de se définir socialement (« je suis Cordiste », je suis CQP Cordiste, les CQP sont inscrits dans la convention collective de branche, etc.) ; 4. Une perspective d'approfondir ses savoirs et ses savoir-faire par l'expérience accumulée ; Cordiste est un métier émergent qui repose sur l’idée de service et de fonction, d’une pratique sociale liée à la maitrise d’une habilité technique (savoir-faire que confèrent la technique et l’expérience d’un métier) acquis par l’apprentissage et/ou l’expérience professionnelle, dont on peut tirer ses moyens d’existence. Marc G
GRAM

Nouveau sujet dans le forum : Histoire du métier de Cordiste

Bonjour à tous, Le DPMC (association Développement et Promotion des Métiers sur Cordes) pour défendre les intérêts de la profession en général est depuis longtemps à la recherche de preuves tangibles sur l’ancienneté du métier de Cordiste. Le SFETH avec Henri BOUILLET d’Alpes Altitude Formation (décédé en Montagne) et l’OPPBTP avaient déjà fait des recherches infructueuses même si l’archevêché de Strasbourg a gardé des écrits sur l’intervention de Cordiste pour inspecter les voutes de la cathédrale. Nous savons que depuis l’antiquité la corde a toujours été utilisée dans la construction et que les Gabiers ont développé les techniques de cordage (car il ne faut pas prononcer le mot corde sur un bateau) pour en faire un vrai métier dans la marine. Leurs savoir-faire fut ensuite repris dans la machinerie de théâtre et même dans la construction des cathédrales pour au fil de son histoire, de la corde à nœuds à l’apport des techniques de corde issues de la Spéléologie et de l’Escalade qui ont contribué à renforcer la sécurité du métier devenir un métier à par entière. Aussi, pour démontrer que la corde n’est pas seulement un moyen d’accès et que Cordiste est un vrai métier qui nécessite des capacités techniques acquises par l’apprentissage et l’expérience, je suis preneur de tous les contacts qui me permettraient d’avancer sur l’histoire du métier de Cordiste. Merci de me transmettre vos contacts éventuels directement sur mon adresse mgratalon@dpmc.eu

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